Livre de 240 pages à couverture rigide.
Cet ouvrage réunit la campagne Harlequin qui était parue pour la première édition de Shadowrun et celle d'Harlequin's Back parue pour la deuxième édition.
Les contenus sont les mêmes que dans leurs versions originales mis à part sur les points suivants :
Les deux campagnes sont donc jouables en l'état sans modifications nécessaires qui seraient dues aux règles. Cependant, elles se déroulent en 2050 ce qui est assez loin de la chronologie de Shadowrun 4.
Cette fiche a été rédigée le 1 mai 2010. Dernière mise à jour le 22 octobre 2014.
Les deux tomes d’Harlequin auraient pu être un morceau de bravoure en raison de la qualité de la storyline de Shadowrun et du fait que les gens de FASA ont démontré qu’ils savaient écrire des scénarios (Dragon Hunt, Universal Brotherhood).
Au final si je peux comprendre les excès d’enthousiasme sur les éléments de background qui y sont dévoilés, la somme n’est tout de même pas bonne.
Premier hic, publié avec plusieurs années d’écart et voulu indépendants, les deux volets ne se ressemblent effectivement pas, et à part avoir le personnage d’Harlequin en commun, on ne tirera pas grand chose de faire jouer les deux campagnes d’affilée.
Second hic, la qualité scénaristique. Comme je disais, les deux volets sont complètement indépendants. La première campagne est très linéaire, conséquence d’un affrontement entre deux personnages de premier plan sur lesquels les joueurs ne peuvent pas avoir d’emprise. La seconde se veut beaucoup plus ouverte mais en reprenant à nouveau des enjeux et des histoires qui dépassent les joueurs avec un final où ces derniers ne peuvent pas échouer, cette campagne redonne le sentiment d’une histoire dont vous êtes le spectateur.
A croire que dans le souci de ne pas bouleverser sa storyline, FASA a ouvertement bridé ce qui aurait pu – aurait dû – être un monument. Reste donc des scénarios peu convaincants avec des morceaux de backgrounds indispensables qui surnagent comme des commentaires publiés sur le Shadowland. C’est maigre et cela arrive cependant à décrocher la moyenne grâce au risque pris par Black Book d’avoir exhumé dans sa collection vintage les deux opus introuvables mais finalement pas si mythiques, et de nous les avoir traduit en (bon) français.
Critique écrite en juillet 2012.
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