Koros

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Références

  • Gamme : Koros
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Livre de base
  • Editeur : Asmodée Editions - Siroz
  • Langue : français
  • Date de publication : janvier 1988
  • EAN/ISBN : 2-906723-04-5
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Un pochette écran contenant 3 livrets à couverture souple de 8, 24 et 20 pages, une feuille de personnages.

Description

- le livret de règles expose les règles communes des jeux Universom

- le livret de civilisation décrit le monde de Koros et les règles spécifiques à cet univers. Les différents chapitres traitent de l'histoire des lunes de Koros, de la faune, de la flotte (règles fournies), des robots, de la création de perosnnage, du combat (armes et combat mental notamment), du matériel et de la médecine.

- le troisième livret, "les damnés", est un scénario avec presonnages pré-tirés. Un des personnages est sans le savoir "l'élu", celui qui doit amener la chute du roi Velriz Sargh IV. Le scénario démarre sur une lune agro où une banale histoire de jalousie féminine précipitera les personnages dans une arène de gladiateurs sur la lune du roi. De là, la prophétie s'accomplira peut-être et les personnages pourront être des acteurs du renversement du régime.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.

Critiques

Stef  

Très bonne initiative à l'époque que ces jeux Universom ! J'ai surtout aimé l'originalité et le baroque de l'univers de Koros. Le scénario (un peu Star Wars tout de même par certains côtés) est également sympa. Le style de l'ensemble (règles + univers) est hyper synthétique : il ne faut s'attendre à une foultitude de détails mais ça permet de très vite jouer et de développer comme on veut.

On pourra signaler une certaine propension à la violence et un univers oppressant (choix entre un roi dément et des prêtres psionistes !).

Un petit jeu original pour jouer de la sf en one-shot ou sur une petite campagne (celle du bouquin par exemple).

Guilhem  

J'ai commis l'erreur d'acheter ce jeu à sa sortie, n'ayant pas pu le consulter puisqu'il était vendu sous emballage plastique.

La mise en page est une véritable horreur. Même les premiers fanzines de jeu de rôle, tapés à la machine par des joueurs surmenés, étaient plus agréables à lire. Quant aux illustrations, l'impression ne leur fait pas de quartier et on a droit à de vilaines tâches.

J'ai eu l'occasion de faire jouer le scénario, qui a au moins un avantage : faire comprendre que l'univers est injouable, dès qu'on sort un tant soit peu de ce qu'ont prévu les auteurs de l'aventure (qui soit dit en passant, n'a rien d'extraordinaire). La société présentée est tellement rigide qu'à moins de faire jouer un solo, les relations à l'intérieur du groupe et avec le reste du monde sont ingérables.

Aussi mauvais dans le fond que dans la forme, en somme. Je ne crois pas qu'aujourd'hui on oserait encore vendre ce genre de... choses.

Erick N. Bouchard (Baron Samedi)  

Il est difficile de critiquer quelque chose comme Koros... A l'instar de Silrin, l'univers quoiqu'original se cantonne à une section du monde extrêmement précise et donne une impression de premier jet. Mais Koros renforce ces travers. L'idée est bonne, mais n'a pas été assez développée, et il y a trop d'incohérences (ne serait-ce que sur les comportements sexuels des concubines portées sur la partouze, même si "toute forme de relation sexuelle est proscrite" (dixit).

Le système de jeu Universom est honnête et simple, il s'apprend et s'adapte aisément, il constitue une force du jeu. Côté illustrations, montage, orthographe et cie, du travail reste à faire.

Le background est original, complètement fêlé même, mais difficilement jouable, d'autant qu'après avoir complété la campagne, le monde de jeu comme tel n'est pratiquement plus... Donc très faible jouabilité, à l'instar de "Ninja Burger" ou Pokéthulhu.

Une bonne idée de base pas politiquement correcte du tout, et pas aussi manichéenne (ni politisée au sens partisan du terme) que les publications plus récentes de cet éditeur, donc, qui aurait gagné à être enrichie et mise dans le même bouquin que Silrin, plus jouable. Dommage qu'il ne voit plus de réédition, n'empêche qu'on peut lui trouver certains parallèles avec la gamme "Métabarons" prise dans le ton "hard" de la BD de Jimenez.

Salaryman  

Koros, si on fait un comparatif rock'n roll, c'est comme un bon groupe de garage : simple, efficace et bien sanglant.

Sur le fond, l'essentiel est garanti.

Des règles sur le modèle BASIC que tout le monde connait et peut enrichir à sa guise.

Un univers décrit à l'économie, mais qui est tellement référencé pour un amateur de BD (Druillet, Métal Hurlant, Gimenez) que les longues descriptions sont inutiles. Il y a un vrai esprit 70's, évidemment politiquement incorrect par rapport aux années 2010, qui ramène bizzarement de la fraicheur alors que le jeu date de 30 ans.

La campagne ne peut se jouer qu'avec des pré-tirés et est plutôt dirigiste ; mais quel souffle ! Du grand spectacle et des sacrés défis pour les joueurs durant de nombreuses heures de plaisir coupable (notamment pour Larvid, le PJ principal ... je ne suis pas sûr qu'un PJ vive certaines scènes dans d'autres jeux !)

Mon seul regret : c'est du One shot. Même si on peut imaginer une suite pour l'univers de Koros, tout est à reconstruire.

Et sur la forme, là encore ça m'évoque une comparaison musicale : le punk-rock.

C'est de la typo de machine à écrire, avec des crobards en noir et blanc pas toujours bien faits, une mise en page digne d'un fanzine .... bref ça sent l'artisanat. Mais ça sent surtout la passion.

Et personnellement ça me rend nostalgique d'une époque où le marketing et la rentabilité passaient bien après le reste

Pour les collectionneurs, une master piece à conserver précieusement dans sa ludothèque.

Critique écrite en décembre 2021.

 

Zoom arrière sur l'univers

Dans notre dernier numéro, nous vous présentions "Silrine", le premier volume d'une collection d'un nouveau type de jeu de rôle. En résumé, il s'agit d'un jeu de SF (plus particulièrement de space opera) comprenant un livret de règles courtes, une description d'une planète et de sa civilisation, plus un scénario, le tout pour un prix raisonnable.

"Koros" nous prouve donc que la série continue. Mais là où "Silrine" était un monde fermé, "Koros" est un ensemble de douze lunes, aux civilisations parfois contradictoires, qui permet d'introduire les voyages et les vaisseaux spatiaux. Nous devrions bientôt voir paraître un troisième volume : "Berlin XVIII". Que l'Espace soit avec eux !

Pierre Rosenthal - Casus Belli n°45 (2e trimestre 1988)

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