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Un nom qui claque au vent de la destruction comme un étendard funeste

Ivory Triangle (The)

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Références

  • Gamme : AD&D - Dark Sun
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Supplément de contexte
  • Editeur : T.S.R.
  • Langue : anglais
  • Date de publication : janvier 1993
  • EAN/ISBN : 1-56076-604-2
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Boîte cartonnée contenant :
- 3 livrets agrafés (un de 96 pages et deux de 32 pages) à couverture cartonnée souple en couleurs et intérieur en bichromie,
- un livret agrafé sans couverture de 16 pages en bichromie,
- 6 fiches cartonnées au recto en couleurs,
- deux cartes couleur.

Description

Ce livre décrit en détail la région surnommée le triangle d'ivoire, c'est à dire les deux cités de Gulg et Nibenay, le village d'esclaves de Point Salé, ainsi que leur environnement, principalement la Forêt du Croissant, les grandes plaines d'ivoire et les montagnes Mekillot. Une boite cartonnée rassemble donc un abondant matériel.

Le plus gros livret concerne l'ensemble de la région, et détaille en particulier les principaux comptoirs fortifiés dont le QG clandestin d'une organisation secrète d'elfes, les tribus pillardes susceptibles d'attaquer les caravanes, y compris le village d'esclaves évadés de Point Salé et une petite tribu de hobbits, les principales régions du triangle avec à chaque fois la faune, la flore, les habitants, les conditions de vie et enfin quatre monstres supplémentaires, caractéristiques des lieux, comme le zombie de sel. Chaque petit segment du livre est introduit par un texte d'ambiance issu du journal personnel d'Esreva, un esclave d'un archonte de Gulg, à la mémoire immense.

Un livret de 32 pages se consacre à la cité de Gulg. On y détaille le mode de vie, les lois, l'organisation économique, politique et sociale de cette cité qui se consacre à la chasse et à la cueillette, sous la direction de la reine sorcière Lalali-Puy, qui se prétend déesse de la forêt. C'est une société stagnante, d'où toute idée de changement et de progrès est soigneusement éliminée. La cité est essentiellement inspirée des royaumes africains, même si ici les baobabs sont remplacés par des arbres Agafari, dont l'un est si grand que le palais de la reine est construit sur ses branches. On traite aussi du gouvernement de Gulg, notablement moins bien organisé que celui de sa rivale Nibenay, et de son armée, surtout adaptée à une lutte de guérilla dans la forêt bien connue des chasseurs de la cité. La culture et le mode de vie essentiellement clanique des habitants sont détaillés, avec des exemples typiques d'habitations et de quartiers.

Un livret de 32 pages se consacre à la cité de Nibenay. On y détaille l'histoire et les traditions de la cité, ses lois et son économie, qui est d'ailleurs florissante. Le commerce est un point fort de la ville, et la mentalité de ses habitants est surtout basée sur les nécessités commerciales. Le roi sorcier, qui donne son nom à la ville, règne depuis le quartier interdit, le Naggaramakan et par l'intermédiaire de ses archontes, toutes de sexe féminin, et officiellement toutes ses épouses. Un organigramme présente les cinq chambres qui dirigent la très étendue et très efficiente bureaucratie de Nibenay. L'armée de la ville est également présentée, y compris son unité phare : les 1000 demi-géants formant le noyau de l'infanterie. Architecturalement et culturellement, la ville semble inspirée de celle d'Angkor au Cambodge.

Une nouvelle de Lisa Smedman de 16 pages compose un livret à part, racontant la vie des ex-esclaves du village caché de Salt View, et montre les conséquences inattendues de leur amour du théâtre.

Six grandes fiches cartonnées fournissent un guide du voyageur pour Nibenay, un pour Gulg, un résumé pour le MJ des caractéristiques de Nibenay, un autre pour Gulg, une liste de prix à Nibenay et un calendrier annuel.

Deux cartes complètent le tout, une de la région du triangle d'ivoire, l'autre présentant les plans de Nibenay et de Gulg.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.

Critiques

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Ce supplément de contexte s’intéresse au secteur appelé le Triangle d’Ivoire. Il propose les cités de Gulg (fief de Lalali-puy) et Nibenay (celui du Shadow King) et les environs (avec les Maisons Marchandes et les Tribus esclaves associées, y compris une tribu halfling).

Ce secteur diffère un peu des secteurs classiques puisqu’ils ont accès à de la forêt. C’est donc un secteur moins désertique et aride.

On y découvre deux villes assez différentes.

Gulg organise sa société autour de regroupements de familles. C’est donc une société assez clanique et pas tellement inégalitaire (on peut devenir noble si on est un chasseur talentueux). Justement, la chasse est érigée en culte (le top étant de chasser des esclaves et des criminels lors de la Chasse Rouge). Lalali-Puy, pour sa part, a instauré un culte de sa personne et se prétend déesse. Elle tend à centraliser et s’immiscer dans toutes les affaires d’état ce qui rend le pouvoir quelque peu inefficace.

Nibenay de son côté est beaucoup plus urbanisée et basée sur le succès commercial. Le Shadow King a vraiment disparu des affaires courantes (il est trop avancé dans sa voie draconique pour apparaitre en public). Mais il s’appuie sur une hiérarchie très organisée.

Les deux cités-états sont en guerre.

Mais… Le défaut du supplément, c’est qu’il donne un sentiment d’immobilisme. Si Gulg et Nibenay sont en guerre, on n’a pas l’impression qu’elles manœuvrent vraiment l’une contre l’autre. C’est pareil pour les factions externes. On a vraiment ce sentiment que le monde ne s’anime que lorsque les personnages se rendent sur les lieux. Ça manque de projets, d’objectifs, de liens entre factions.

Quelques PNJ sont résumés dans deux fiches (une par ville) qui n’étaient pas décrits dans le guide des cités. Cette fois, sur ces courtes fiches (deux pages par ville), on a un sentiment de vie (et cela montre exactement ce qui manque à ce supplément).

Le résultat global n’est pas exceptionnel mais pas mauvais non plus. J’apprécie le fait que le setting soit très typé. Mais son immobilisme ne favorise pas la création d’histoires. C’est un 3,5, assez bien donc, que j’arrondis au-dessus parce qu’il y a de l’originalité, du travail et du contenu.

Critique écrite en janvier 2026.

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